|
|
|
|
04.05.09 |
Choix
du site d'atterrissage de Mars Science Laboratory (3/4) |
|
Le report à 2011 du lancement du rover de Mars Science Laboratory permet aux scientifiques de pousser plus loin leurs investigations sur les 4 sites d'atterrissages encore en lice. Le choix du site définitif sera annoncé fin 2010, début 2011.
La question de la vie
Un des objectifs de la mission est de rechercher des indices associés à la vie. La recherche d'une vie sur Mars va donc principalement être guidée par les conditions qui ont conduit à l'apparition de la vie terrestre, conditions qui vont servir de références. Sur Terre, le passage de la matière à la vie se fit dans l'eau, il y a environ 4 milliards d'années, avec des systèmes moléculaires capables d'autoreproduction et d'évolution. Dans le cas de Mars, cette recherche va se focaliser autour de sites d'atterrissages susceptibles d'avoir été par le passé des habitats durables pour la vie et, partant de là, rechercher des indices et des preuves de vie éteinte en se fixant comme objectifs initiaux la découverte d'éléments et autres dispositifs nécessitant un apport régulier et important d'eau liquide sur une longue période.
Des 33 sites potentiels sélectionnés en 2007, la NASA en a retenu 4. Il s'agit des cratères Holden, Eberswalde et Gale et de la vallée Mawrth. Ce choix s'est fait en fonction de considérations techniques (il faut que le rover puisse se poser en sécurité) et sur les avancées les plus récentes sur cette question de l'eau. Ces 4 sites ont en commun de présenter des traces de preuves évidentes d'eau liquide comme d'anciens lits de rivières, des roches sulfatées et/ou des argiles type phyllosilicates.
Phyllosilicates
La présence d'argiles de type phyllosilicates indiquent que l'endroit a été humide. En effet, cette argile se forme sous une couche d'eau de surface, ou dans un sous-sol gorgé d'eau. Sa présence démontre que de l'eau liquide était disponible, en quantité et durablement, avec la capacité d'altérer les roches initiales.
Sulfates versus dépôts de sels minéraux
L'intérêt des scientifiques pour étudier des sulfates qui peuvent se former par évaporation de l'eau n'est pas aussi fort que celui d'étudier des dépôts de sels minéraux. En effet, ces dépôts sont la marque de la présence passée de grandes quantités d'eau qui ont pu subsister pendant de longues périodes avant de s'évaporer totalement, laissant suffisamment de temps à des organismes pour se développer.
|
|
Les images anaglyphes de droite ne montrent pas les sites d'atterrissages
dans leur intégralité mais seulement une petite région.
Cliquez
pour plus d'informations sur ces sites.
|
|
Holden Crater (155 km)
Ce cratère contien des édiments alluviaux, des
dépôts d'inondation, des terrasses étagées
et des dépôts riches en argiles.
|
|
|
Mawrth Vallis
Cette vallée fait plus de 600 km de long. Formée
par l'écoulement catastrophique de grandes quantités
d'eau, elle montre des couches géologiques contenant
au moins deux types d'argiles . C'est le site français
de la mission MSL, car il est porté par l'équipe
du professeur Bibring, de l'IAS à Orsay.
|
|
|
Eberswalde Crater (65 km)
Ce cratère permet d'explorer un très vieux delta
mis en place par un fleuve, une des formations géomorphologiques
les plus évidentes de la présence passée
d'un fleuve et du ruissellement de l'eau à sa surface.
|
|
|
Gale Crater (153 km)
Ce cratère d'impact a la particularité
d'avoir au centre une montagne érodée faite
de couches sédimentaires empilées, elles-mêmes
composées d'argiles et de sulfates.
|
Crédits NASA / JPL / University of Arizona
|
|
|
Articles connexes
(20.11.06)
(07.11.06)
(11.04.06)
(23.06.08)
(25.04.09)
(07.11.06)
|
|
top
|
|
|
|
Copyright
2000 - 2009 © flashespace.com. All rights reserved |
|